Coavionnage et ULM : pourquoi le vol découverte est la bonne voie en 2026
Le coavionnage relève de l'aviation certifiée. En ULM, l'arrêté OPS-ULM du 17/02/2025 (applicable au 01/04/2026) ne permet pas de proposer publiquement des vols à frais partagés : c'est le vol découverte en club qui prend le relais.
Le coavionnage — partager les frais d'un vol entre un pilote et ses passagers — s'est popularisé en France avec des plateformes comme Wingly. Mais ce modèle relève de l'aviation certifiée (avions type Cessna, Robin, Piper, pilotes PPL/LAPL). En ULM, la situation est différente, et elle a changé.
Le coavionnage : un cadre pensé pour l'aviation certifiée
Le partage de frais à titre non commercial est encadré en Europe par le règlement Air OPS et, en France, par l'arrêté du 18 août 2016. Ce cadre prévoit notamment un nombre limité d'occupants, le partage des seuls coûts directs (carburant, redevances, taxes) et l'interdiction de toute marge pour le pilote. Il concerne les aéronefs certifiés, pas les ULM.
Ce que change l'arrêté OPS-ULM du 17 février 2025
L'arrêté OPS-ULM du 17 février 2025, applicable au 1er avril 2026, structure les activités réalisées avec un ULM emportant un passager. Conséquence concrète pour la communauté : il n'est pas possible de proposer publiquement des vols ULM à frais partagés. Le coavionnage ULM « à la Wingly » n'est donc pas une option pour un pilote privé souhaitant emmener des inconnus.
À la place, la voie légale pour faire découvrir l'ULM au grand public est le vol découverte (VLD) ou le vol d'initiation (VLO), proposé par un club ou une école, dans un cadre déclaré.
Le vol découverte, comment ça marche
- C'est le club ou l'école qui organise le vol, pas un pilote isolé.
- L'activité fait l'objet d'une déclaration auprès de la DGAC.
- Le club tient un registre des vols et respecte les quotas annuels applicables.
- Le pilote doit détenir les licences et qualifications requises, et l'assurance doit couvrir le passager transporté.
- Le club encaisse lui-même le prix du vol et émet les documents comptables correspondants.
Pour le passager, c'est plus simple et plus sûr : il vole avec une structure identifiée, assurée et déclarée, au lieu d'un arrangement privé au statut incertain.
Assurance & responsabilité
Vérifiez auprès de votre assureur (FFPLUM ou autre) que la police du club couvre bien les vols découverte et les passagers transportés. Une police « loisir privé » ne suffit pas pour une activité ouverte au public.
Le rôle d'ULMove
ULMove ne propose pas et ne permet pas de proposer des vols ULM à frais partagés. La plateforme fait deux choses :
- Un logiciel de gestion pour les clubs et écoles ULM : membres, flotte, maintenance, carnet de vol, comptabilité, exports AERAL et FEC.
- Un annuaire public de vols découverte : le club référence son offre, le public le trouve et le contacte directement.
ULMove n'organise, ne vend et n'encaisse aucun vol : chaque club reste seul responsable de la conformité de son activité (déclaration DGAC, registre, quotas) et de l'encaissement.
Et Wingly ?
Wingly reste une plateforme de coavionnage orientée aviation certifiée. Pour l'ULM, la réponse conforme à la réglementation en vigueur n'est pas le partage de frais entre particuliers, mais le vol découverte encadré par un club — c'est exactement ce qu'ULMove référence.